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Actualité: M6 19:45

l’espace de vie des enfants accueillis…

espace histoires, il fait bon s'y retrouver pour raconter plein de choses !

espace histoires, il fait bon s’y retrouver pour raconter plein de choses !

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l'accés des parents se fait par l'extension "mini crèche"

l’accés des parents se fait par l’extension « mini crèche »

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l'espace histoires

l’espace histoires

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le coin cuisine

le coin cuisine

espace change, chaque enfant à son casier

espace change, chaque enfant à son casier

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l’étagère "montessori"

l’étagère « montessori »

la réserve de jouets en bois

la réserve de jouets en bois

le gardien des petites histoires

le gardien des petites histoires

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l’étagère du parc (qui n'est jamais fermé)

l’étagère du parc (qui n’est jamais fermé)

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le coin des expériences botaniques

le coin des expériences botaniques

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l'extension

l’extension

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espace voulu très lumineux...

espace voulu très lumineux…

mais quand il fait beau, la plage c'est tellement bien !

mais quand il fait beau, la plage c’est tellement bien !


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LA METHODE MONTESSORI – LE FIL CONDUCTEUR –

moi 1En même temps que  notre projet pédagogique je souhaite absolument vous parler de la méthode MONTESSORI qui fait partie de notre manière de travailler avec l’enfant. En fait, cette méthode fait, finalement,  partie intégrante de notre projet pédagogique, dans la mesure où nous nous efforçons de ne jamais nous en écarter….

 

Il y a quelque temps, j’ai suivi une formation Montessori qui a amené un nouvel éclairage sur tout ce que je pensais connaitre des enfants. Même si j’en ai pris le temps et après avoir bien digéré toutes les informations transmises, j’ai décidé de faire de cet enseignement le fil conducteur de ma nouvelle manière de travailler avec les enfants confiés et de vous en parler.

L’article que je vous propose a été réalisé grâce à des sources multiples, mais pour une assez large partie, inspiré du support de cours reçu lors de ma formation MONTESSORI et je remercie vivement ce centre de formation pour l’autorisation d’utiliser leurs documents et de les publier sur ce blog.

ECOLE NOMADE ACTIVE PAPACHAPITO
Centre de Formation à la Pédagogie Montessori
9, La Jardillère
17620 LA GRIPPERIE/ST. SYMPHORIEN
Tél./Fax: 05.46.84.18.35 Portable: 06.15.82.76.38
mail: papachapito@yahoo.fr
www.montessori-formations.fr

 

2Mais Quelle est donc cette PHILOSOPHIE « MONTESSORI » et qui était MARIA MONTESSORI ?

« L’enfant n’est pas un vase que l’on remplit, mais une source que l’on laisse jaillir. » Telle est la philosophie de l’éducation de Maria Montessori, première femme médecin d’Italie, dévouée à la cause des enfants. « Éduquer, ce n’est pas dresser » prône celle qui, en janvier 1907 ouvre la première Maison des enfants (Casa dei Bambini en italien). Sa révolution ? Mettre à la disposition des écoliers un matériel adapté, mais surtout, les laisser libres de choisir eux-mêmes les activités qu’ils souhaitent faire, pendant le temps qu’ils le désirent. Elle constate alors, avec surprise, que les tout-petits (dès trois ans), sont capables de faire preuve d’une concentration et d’une autodiscipline inattendues. C’est ainsi que nait la pédagogi3e Montessori : dès lors que l’enfant se trouve dans un environnement propice, accompagné par un éducateur qui s’adapte à lui et le stimule, l’enfant apprend par lui-même, à son rythme. Un siècle plus tard, cette méthode a fait de nombreux adeptes à travers le monde et plus de 20 000 écoles ont ouvert leurs portes. Mais pour les montessoriens, la France et ses quelques cent écoles reste à la traîne. À ce jour, l’Education nationale refuse de valider une telle pédagogie, contraignant les établissements à se développer en marge du système public.

Les règles de l’éducation selon Maria Montessori propices à l’épanouissement de l’enfant :

41) avoir un souci scrupuleux de son environnement : clarté, ordre,

2) ne pas hésiter à repeindre, à embellir…,

3) enseigner l’usage de chaque objet, s’attacher aux exercices de Vie Pratique,

4) mettre l’enfant en contact avec son milieu puis s’effacer,

5) observer l’enfant : être à l’affût de ses besoins,

6) répondre rapidement à son appel,

7) écouter et répondre,

8) respecter celui qui travaille et ne pas l’interrompre,

9) corriger avec respect,

10) respecter celui qui a cessé de travailler sans l’obliger à s’occuper à nouveau,

11) proposer sans cesse de nouvelles occupations,

12) être l’âme silencieuse de l’espace,

13) être là pour ceux qui cherchent, savoir disparaître du chemin de ceux qui ont trouvé !

Selon MARIA MONTESSORI,
5Notre rôle en tant que parent, enseignant, pédagogue, assistant maternel, pourquoi pas est :

d’aider au développement naturel de l’enfant, tant physiologique (son corps) que psychologique (son esprit) :
C’est une mission qui sous-tend une réelle volonté d’éduquer l’enfant et nous serons aidé par le travail d’observation scientifique phénoménal qu’a préparé Maria Montessori, avec une méthode juste et adaptée à l’enfant, le respectant dans sa globalité, et un matériel adapté à ses vrais besoins.
Maria Montessori recueille, lors de ses observations scientifiques auprès des enfants, des informations importantes et déterminantes :

– l’enfant est guidé par son être intérieur : il apprend son langage tout seul, nous le laisserons donc libre de manifester ses besoins,6

– l’enfant apprend dans le mouvement, la joie : la liberté,
nous lui proposerons une ambiance favorable à son expression,

– l’enfant passe par des « périodes sensibles »
son enthousiasme de comprendre, de découvrir son environnement est prépondérant,
où il lui est facile d’apprendre.
L’observation révélera ces moments et permettra les propositions de matériel adaptées.

 

 

Les bases de la méthode MONTESSORI puisent leurs fondements dans différents domaines tel que :

la vie pratique – la vie sensorielle :
7L’ambiance : la salle, l’environnement :

Il est important d’offrir aux enfants un espace de « liberté » suffisant, lumineux, aéré, beau, favorisant l’harmonie, avec des mobiliers adaptés à leurs tailles, des objets simples, réels et légers, d’où la beauté n’est pas exclue car elle élève le goût.
On proposera aux enfants des tapis individuels, de leurs tailles, qui deviendront leur propre domaine de liberté ainsi qu’à l’extérieur où il leur sera également proposé un petit coin de terre où ils seront libres de semer, planter, d’observer… de faire des « expériences » et des découvertes…

7bis

 

 

 

 

L’ambiance : la salle, l’environnement :

La pratique d’une gymnastique « libre » est favorisée :
– exercices de relaxation, de prise de confiance en soi, apaisent l’enfant et l’aide à se « poser ».

– exercices de respiration, de concentration par la marche sur une ligne blanche, matérialisée sur le sol ou un tapis de taille généreuse, le tout favorisant le sens de l’équilibre, le développement des muscles des jambes. Et autres exercice de motricité.

8La notion de liberté est importante dans la pédagogie Montessori, car le corps de l’enfant s’accomplit dans le mouvement et dans la joie (signes psychologiques de croissance), sans entrave, et permet à l’enfant d’acquérir un sentiment singulier des ses propres besoins.
Pour Maria Montessori, un muscle se repose le mieux quand il effectue un geste juste,
et non quand il est au repos.9

la gymnastique pratiquée par les enfants se veut « éducative » :
– le jardin, la culture de la terre, découverte de son milieu et donc des lois de la nature, par le vécu de l’expérience,

– le matériel de vie pratique , autonomie et soins à son environnement.

– le matériel de vie sensorielle, développement et organisation des sens

 

 

 

Notre rôle d’adulte-parent – enseignant – pédagogue –assistant maternel :
Nous avons un rôle presque exclusivement D’OBSERVATION, DE PATIENCE ET D’HUMILITE.
Nous devons connaître le moment et le matériel nécessaire à tel ou tel enfant, suivant ses aspirations, sa façon d’aborder l’apprentissage, l’ambiance, les autres…
10et présenter le matériel d’une manière harmonieuse, l’objectif présent en tête,
serein et déterminé à laisser libre les élans spontanés de l’enfant. Un enfant n’est pas congratulé quand il réussit, il est éventuellement stimulé à aller plus loin, mais quand il se trompe, nous n’intervenons pas non plus, le matériel étant auto-correctif, l’enfant a les moyens de se corriger lui-même et donc d’apprendre à travailler pour lui, sans
interférence extérieure : pas de comparaison ni de compétition, il n’y a qu’un matériel par classe, donc stimulation entre les enfants.
L’adulte-enseignant doit donc savoir se maîtriser quand aux habitudes :
« Oui, c’est bien ! »…
« Mais non, c’est faux ! »…

Il ne recherche pas l’efficacité mais plutôt l’épanouissement de l’enfant,
– l’aider à se révéler à lui-même, par une démarche intérieure vécue,
– à toujours stimuler l’enthousiasme d’apprendre, le goût de découvrir et l’appréciation des détails.

L’ADULTE A LA MISSION « D’ELEVER » L’ENFANT DANS SA TOTALITE,

Les principes de la pédagogie Montessori
La liberté
C’est une notion fondamentale de la pédagogie Montessori. En classe, chez l’assistant maternel, les enfants sont libres de choisir l’activité qu’ils souhaitent faire parmi celles qui leur sont proposées, à la seule condition d’avoir déjà « vu » cette activité avec l’éducateur(trice) et quelle leurs ai était présentée. ils peuvent y passer le temps qu’ils veulent. Ils ont aussi le droit de parler (à voix basse) et de se déplacer comme ils l’entendent dans la classe, tant que l’ambiance de travail est respectée.

L’autodiscipline
11Elle va de pair avec la notion de liberté et s’applique tout autant pour l’attitude que pour les corrections. Plutôt que d’attendre passivement les corrections d’un tiers, l’enfant est invité à repérer lui-même ses erreurs. D’autant que, selon la méthode Montessori, il ne s’agit pas tant d’avoir « juste » ou « faux » que de s’exercer à faire mieux, de se perfectionner dans l’activité. D’une manière très surprenante, ce concept donne des résultats très surprenant dés 20 mois !

 

 

L’action en périphérie
12Selon Maria Montessori, il est plus profitable d’agir sur son environnement plutôt que sur l’enfant lui-même. En pratique, il s’agit par exemple de parler moins fort pour l’inciter à en faire autant, plutôt que de lui ordonner de le faire. Ou encore, de mettre à sa portée un meuble à chaussures et à chaussons, plutôt que de lui demander d’aller les ranger ou les chercher dans un placard.

 

 

 

Le respect du rythme de chacun
13Peu importe que l’enfant soit rapide ou lent, tant qu’il est concentré. La pédagogie Montessori met l’accent sur le respect du rythme de chaque enfant, et préconise de ne pas mettre d’étiquettes aux enfants (« tu es lent », « tu es rapide »), au risque de l’enfermer dans ce qualificatif. Et Maria Montessori d’ajouter que le rythme de chacun peut varier en fonction des moments de la journée, de l’activité, des différentes périodes de son développement, et que les apprentissages des enfants se font par à-coups.

 

 

 

 

L’apprentissage par l’expérience
L’abstraction ne se transmet pas. Tel est le postulat à partir duquel se base la réflexion montessorienne. Pour s’approprier les concepts, l’enfant doit manipuler, de façon tangible et concrète, avec ses cinq sens. Là encore, cela passe par l’utilisation de matériel adapté. Il s’agit par exemple, pour expérimenter l’unité, la dizaine, la centaine etc. d’utiliser des perles. Les enfants peuvent les soupeser, les comparer, et intégrer, par la vue et le toucher, leurs différences ou leurs proportionnalités.

L’activité individuelle
Si quelques activités sont présentées en petits groupes, la plupart se font plutôt en individuel, afin que les enfants s’approprient les concepts de façon personnelle.

L’éducation, une aide à la vie
Selon Maria Montessori, l’enfant est potentiellement bon, et il suffit de le respecter pour qu’il le reste. Le respecter, c’est l’inviter à respecter les autres, et donc, le préparer à une vie sociale harmonieuse. Le but de l’éducation montessorienne est d’aider l’enfant à acquérir une discipline intérieure.

Bien formidable, me direz vous, là on s’adresse à des enfants déjà un peu grand, mais avant ça, quand l’enfant n’est encore qu’un nourrisson, qu’est ce que peut apporter la méthode Montessori pour nous ?
14« Dès sa naissance, l’enfant absorbe le Monde directement de son être et ses expériences créeront un esprit dont la structure est Unique ! »
Le cerveau de l’enfant, à sa naissance, contient 100 billions de neurones
qui ont besoin de se connecter dans un certain ordre. L’expérience change le cerveau.
Tout ce que l’enfant voit, touche, sent, goutte, entend influence la manière
dont ces neurones vont se connecter.

A 2 ans, la consommation d’énergie de son cerveau est identique à celle de l’adulte.
A 3 ans, son cerveau est deux fois plus actif que celui d’un adulte et ce jusqu’à 10 ans.
L’enfant a la capacité de traduire les informations apportées par ses sens en représentations riches, complexes, cohérentes et abstraites :
il sait traduire le toucher, le goût en émotion…
Chaque étape de la construction de l’enfant passe par le schéma :

OBSERVATION – EVEIL DES SENS – MOUVEMENTS
15apportant, ainsi, de nouvelles connaissances et entraînant de nouvelles expérimentations.
Dès les premières semaines de la vie d’un enfant, le mouvement s’organise, comme une relation à son environnement, dans l’échange et la communication sociale. Les gestes instinctifs (archaïques) : la succion, la déglutition, l’agrippement,
le regard vers la mère pendant la tétée (l’enfant fixe le haut du visage de l’adulte) , les mimiques de l’enfant, les cris, gazouillis, sourires (plaisir sensoriel) sont une préparation au futur langage .
Ce besoin primaire d’attachement affectif détermine toute la vie psychique future.
La sécurité et la protection donneront à l’enfant une image de soi positive. Le développement de la vue, de l’ouïe…des cinq sens, dans sa perception de l’espace,
favorise le métabolisme des os et des muscles et améliorent l’organisation des mouvements des différentes parties du corps, les uns par rapport aux autres.
L’intervention de l’adulte dans ce développement influence le comportement de l’enfant ainsi que son système nerveux…si l’enfant est arrêté dans une activité,
il devient passif, dépendant.16

L’environnement stable, simplifié, capable de s’adapter au progrès de l’enfant et l’amour des parents et des proches donne une force importante à l’enfant dans la détente, la sécurité et donc la confiance, en créant des liens affectifs puissants
qui seront le fondement de leur relation La beauté appelle à l’activité, provoque l’enthousiasme et donne un sens de la dignité en toute indépendance.
Dès la naissance, nous prendrons l’enfant de façon horizontale jamais verticale,
ni assis, ni debout (adaptation à la pesanteur) et jamais sous les bras.

17

Entre 4 et 6 semaines,
l’enfant tourne la tête, découvre visuellement son entourage, pratique l’accommodation visuelle vers le lien social. Ensuite, il va découvrir ses mains, de mouvements involontaires il va passer à une coordination entre sa tête, ses yeux, ses mains, ses bras puis, son tronc.

Entre 2 à 6 mois : 
coordination de la main et de l’œil,

entre 6 à 15 mois :
équilibre locomoteur, marche,

entre 15 mois à 3 ans :
17bisautonomie, propreté, maîtrise de soi. L’enfant, dès le départ, est sur le dos…grâce à ses différents et nombreux mouvements, il va accéder à d’autres postures :
– vers 4 ou 5 mois : dos puis, côté,
– 6 mois : sur le ventre
– entre 6 et 10 mois (environ!) : il connaît la posture assise, il rampe, se redresse,
– de 10 à 15 mois : il marche.

 

Voici le déroulement progressif normal dans l’organisation du développement des
mouvements :

Du dos au côté, sur le ventre, rouler-ramper-position semi-assise, position assise 4 pattes, genoux, debout, marche.

18L’enfant augmente, par ces différents entraînements, la capacité de ses abdominaux
et des muscles de son tronc ainsi que celle de ses membres. Chacune de ces phases est à respecter impérativement dans nos éventuelles interventions auprès de l’enfant.

Quand l’enfant arrive à une nouvelle acquisition, il revient souvent à la posture précédente, ce n’est pas un recul mais plutôt « une certaine prudence », un renforcement de l’acquis avant d’opter pour cette nouvelle posture passionnante.
L’adulte interviendra uniquement si l’enfant pleure pour le remettre
dans sa position précédente et surtout pas dans la future posture, car elle n’est pas encore acquise complètement et cela ne peut lui apporter qu’un sentiment de découragement. Il est intéressant de se poser parfois la question suivante, mettre artificiellement un enfant assis avant qu’il ne soit réellement en mesure de s’y mettre par lui même, ça fait plaisir à qui ?
19L’enfant ?

Pas sûr, dans cette position dans la quelle on l’a installée, il est comme paralysé, impossible d’attraper l’objet convoité dans le bout du parc, s’il tombe, il ne se relève pas sans l’aide de l’adulte… d’où frustration inutile…
donc si ce n’est l’enfant qui profite de cette position artificielle, c’est donc que celui à qui ça fait plaisir de voir le petit assis c’est l’adulte…
Du coup la question à se poser est la suivante, est il plus important que l’adulte se fasse plaisir en regardant son bout de chou assis sans bouger, ou faut il mieux le laisser vivre toutes les expériences motrices qui conduiront finalement à cette position ! sans parler du plaisir que votre enfant aura dans la découverte de cette nouvelle position !20

La liberté apporte à l’enfant une détente, il n’est donc pas « crispé », mais, sécurisé,
cela lui donne une grande agilité, une excellente souplesse et une meilleure attitude
devant l’inconnu, l’inattendu (lien physique et psychique).
« Il est important d’entrevoir toute la dimension de l’espace vécu, de l’espace prouvé
et de l’importance de la construction de l’espace interne comme référentiel de l’ensemble du processus relationnel et communicationnel du futur Homme qu’est le bébé. Le bébé est entièrement percevant par le corps.
La somme des expériences sensori-perceptives va créer les modèles mentaux du bébé. « Albert Coeman »

L’ENVIRONNEMENT DU BEBE :
L’ambiance :
21L’ambiance participe au développement et à la construction de la vie psychique de l’enfant.
L’enfant a un esprit absorbant et se nourrit de lait mais aussi de l’ambiance.
L’amour que nous lui portons est fait de respect, de bienveillance, de douceur,
en rapport avec ses besoins propres que nous déterminons par l’attention et l’observation.
L’enfant, à sa naissance, est près de nous, contre nous, de peau à peau… mais nous devons lui donner un cadre rassurant pour entrer dans notre monde. Nous lui préparerons un espace suffisant, calme, simple, lumineux, propre et aéré. Une lumière naturelle est celle qui convient le mieux et le soir, nous utiliserons une lumière tamisée.
La température doit y être confortable. Les couleurs des murs seront de tons pastels.22
Nous fixerons au mur quelques belles images simples aux couleurs contrastées.
Le mobilier sera adapté aux besoins de l’adulte et de l’enfant (utile, léger, beau, réel)
avec une petite étagère à deux étages pour poser le matériel futur.
Il est toujours intéressant de se mettre à la « hauteur » de l’enfant…se coucher
pour voir l’environnement qu’il découvre…

 

 

Comment agencer l’environnement du bébé :

Il a quatre espaces différents :
le coin sommeil, l’endroit pour le nourrir, le coin toilette et l’espace activité.

le coin sommeil :
23C’est le lieu où nous coucherons l’enfant, sur un petit matelas genre Futon (1m par 0,90m), passant progressivement du couffin à ce lieu pour le sommeil de la journée
par exemple…de façon à l’habituer doucement.
Nous utiliserons, pour le couvrir, un sac de couchage qui enveloppe l’enfant
sans gêner ses gestes.

 

L’endroit pour le nourrir :
24Nous utiliserons un mobilier adapté, pour un vrai moment de relation, de plaisir partagé, (loin de l’animation familiale bruyante), accompagné d’une musique relaxante, apaisante pour ce moment privilégié.

 

 

 

Le coin toilette :
25il doit être fonctionnel, avec tous les objets utiles à portée de mains,
(nous pouvons utiliser le confort, la chaleur et la douceur d’une peau de mouton,
au sol).
Pensez à organiser le coin « bain », l’eau est très appréciée (souvenir du liquide
amniotique) et nous pouvons utiliser son pouvoir apaisant au moins une fois par jour.
Nous serons attentifs à nos gestes, justes, lents et attentionnés tout en lui racontant
nos gestes. Nous le masserons, après le bain, avec une huile douce d’amande,
ce contact est primordial dans le développement psyscho-affectif de l’enfant ainsi que pour sa motricité.
Les vêtements seront dans le même ordre des choses : simples, chauds, confortables, amples, pour laisser libre, les différents mouvements de l’enfant.

 

l’espace activité :
26Dans cette pièce, sera prévu également le coin activité : un autre matelas au sol,
contre un mur où sera fixé un grand miroir et, devant le matelas, un tapis doux pour le démarrage des déplacements…
Le miroir permet à l’enfant une découverte différente de son corps, développe sa curiosité, sa concentration et sa volonté par l’exploration d’une vision globale de la chambre
– son champ visuel est de 20 à 30 cm -.
L’enfant sera, dans cet espace « activité », peu de temps par jour au début, puis, de plus en plus longtemps…à lui, de vous le signifier, à vous, d’être attentif, de l’observer et d’éviter des stimulations excessives.

 

LE MATERIEL : les matériaux naturels sont à privilégier

les mobiles : qui développent et stimulent le sens visuel de l’enfant, encourage
l’attention, donne une information de l’espace en trois dimensions et éduquent le sens de la beauté, de l’esthétisme.
Le 1er mobile : le mobile de Munari (contraste noir et blanc, formes géométriques),
27à proposer à l’enfant, dès la naissance, ou plus sûrement dès la troisième semaine
environ, jusqu’à ce qu’il s’en lasse…jusqu’à ses 6 semaines environ…

 

 

 

 
Le 2ème mobile :

28le mobile des octaèdres, trois octaèdres :
un rouge, un jaune, un bleu.

 

 

 

 
Le 3ème mobile :

29le mobile de Gobbi (les boules aux couleurs dégradées)
qui permet la distinction des nuances des couleurs, inventé par Gianna Gobbi, une assistante de Maria Montessori. Puis, le mobile des danseurs et autres….

 

 

 

 

Les objets suspendus :
30Les animaux en bois :
L’anneau de bois :
L’enfant est sur le dos, sur son matelas d’activité, à côté du miroir, suspendu au-dessus de lui, un anneau de bois qu’il peut regarder et saisir. Cela favorise la coordination des mouvements des bras, des mains et de la bouche.

 

 

 

Le grelot : 

31nous remplacerons l’anneau par le grelot dont la brillance et le doux bruit
stimulent la joie de l’enfant.

 

 

 

 

 

Le ballon ou hochet de pied :

32une balle en tissu, composée de tissus contrastés,
l’enfant l’utilise avec ses mains ou ses pieds.

 

 

 

 

Les objets à manipuler :
Emmi Pikler, médecin en Hongrie, a créé l’association Loczy, à Budapest, où elle a passé sa vie à observer les enfants de 0 à 3 ans et elle en a conçu une méthode totalement montessorienne.
Elle conseille, en premier lieu, un chiffon coloré, facile à manipuler par l’enfant,
qu’il va pouvoir prendre, regarder, agiter…se le poser sur le visage… et qui fera travailler les bras, les coudes et les mains des enfants.
Puis, elle nous conseille le hochet, vers 5 mois.

Le hochet :
34un anneau en bois, avec un grelot au son doux, léger et facile à tenir, à passer
d’une main à l’autre (pour le transfert de perception du cerveau droit au cerveau gauche) et que nous diversifions par différentes surfaces variées

 

 

Les chaussettes :

33un grelot, un bouton ou des rubans cousus sur une socquette,

Les perles de préhension : 4 grosses perles de bois, reliées entre elles par un lacet de cuir.

 

 

 

Les disques entrelacés :

352 disques de bois encastrés, qui permettent une utilisation
diversifiée des deux mains.

 

 

 

La balle souple :
36l’enfant est prêt à la saisir, commence des déplacements et y exerce plus de 37 sortes d’activités. Elle est en tissu de couleurs.

 

 

 

Le seau :
37l’enfant aime les contenants aussi, le seau ou le panier lui proposeront plus de 39 activités différentes…à remplir, à vider, à tirer…vers 6 mois et plus.

 

 

 

 

Les paniers :
38un 1er panier avec seulement 2 ou 3 objets, réels (objets du quotidien),
aux qualités sensorielles variées.
Puis, des paniers à thème : objets de la cuisine, du jardin, de la salle de bains…
un panier rempli de petits coussins, avec différentes textures, ne pas oublier l’attrait
des enfants pour les objets creux…(voir la récapitulation du matériel).

 

 

Le tapis d’activité :
39Il remplace le matelas du départ et donne la notion d’espace, de limites (90x120cm)
dans l’indépendance et la sécurité.

 

 

 

 

 

 

Une petite étagère à 2 étages :
40Elle sert à déposer quelques objets stimulants pour l’enfant et aussi, de futur tuteur
pour se hisser et tendre vers la posture debout. Elle doit donc être solide et fixe.
N’oublions pas les bienfaits de Dame Nature et sortons le plus possible les enfants.
Emmi Pikler les sortait, dès leur 4ème semaine pour la sieste (- 10°). Les enfants, dès leur naissance, avaient une chambre commune à l’intérieur et, la même disposition, le même mobilier, à l’extérieur, avec un accès direct. Le jardin est clos, arboré, très varié en bosquets, en recoins, pentes, buttes…
Emmi Pikler séparait les différents groupes d’âges des enfants, par de petits enclos
entourés de haies.

L’observation :
Observer le comportement, l’humeur des enfants. Ne conserver que les informations
fidèles à la réalité (pas celle que nous « jugeons » en nous substituant aux faits).
Nous n’étudions pas le mode de vie de l’enfant mais :
– l’évolution de son état affectif,
– sa relation au monde qui l’entoure,
– son comportement au bain, au repas, à l’habillage…
– son développement moteur, intellectuel, son intérêt et sa participation aux jeux,
– son sommeil, sa propreté,
– ses particularités, expressions, volonté, conscience de soi….
En se cantonnant aux faits et seulement aux faits (je suis neutre),
nous aurons une analyse et une compréhension
Dans toutes nos manipulations des enfants, nous agirons avec des gestes doux, lents pour respecter la sensibilité des enfants, considérant que l’enfant n’est pas un objet mais une personne qui sent, observe, enregistre, comprend, Existe!!!
Nous ne serons jamais dans la hâte, la précipitation, nous prenons tout le temps
Nécessaire, dans le calme et la vraie présence et sans interrompre nos soins, pas de rupture ni de changements brusques.
Nous lui parlons en décrivant ce que nous faisons, lui montrons, le regardons, échangeons en faisant appel à sa participation et en respectant ses choix.

Entre 4 et 7 mois, l’enfant commence à découvrir l’absence, la séparation et cela provoque une anxiété si l’ambiance n’a pas pu être mis en place, par manque de rituels, d’amour, de communication verbale, aussi, à cause d’un environnement trop stimulant, de changements soudains…
Le jeu du « coucou », par exemple, permet à l’enfant de découvrir le concept de permanence.
Donc, harmonie des mouvements, pas de rupture, de soudaineté mais régularité, progression…

gagner la coopération de l’enfant ne nous fait pas perdre plus de temps que de lutter contre lui.

Le repas est un important facteur social, un point sensible dans la relation enfant/adulte. Nous serons à l’écoute de ses goûts et des quantités qu’il absorbe
afin de satisfaire son plaisir dans la sécurité de nos bras.

Du sein au biberon, nous passerons à la cuillère, au verre puis, il mangera seul
à la cuillère, apprendra à mâcher (nous lui montrons comment mastiquer).
Le repas dans un bol est plus facile pour l’apprentissage de l’enfant avec la cuillère.
Pour l’enfant vorace (sorte d’insatisfaction, de compensation, dépression), nous satisferons sa faim par un biberon puis, continuerons par le verre et la cuillère
sans jamais nous moquer ou rire de lui.
Dès ses 4 mois, on peut commencer à varier les repas de l’enfant, par du jus de fruits

 

Voir l’article et les commentaires

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notre projet pédagogique, la journée de l’enfant à la maison

 

 

Notre projet pédagogique et les valeurs auxquelles nous croyons…

Mais que font les enfants quand ils sont chez Loïc et Nadine ?

nous allons tout vous l’expliquer, comme si vous y étiez ! , en vous suggérant, au passage, les valeurs qui guident notre activité.

Totalement conscient du capital confiance dont nous m’investissent les parents, notre travail au jour le jour est de le justifier.

Il n’y a jamais 2 journées identiques et les activités pratiquées à la maison ne sont pas forcément prévues à l’avance. il reste toujours une grosse part d’improvisation, même si paradoxalement les enfants dans le registre d’âge de celui accueilli, adorent plus que tout des situations déjà vécues. Celles-ci qui les rassurent et les sécurisent.

Parfois, un « fil rouge » sous la forme d’une activité/jeu prisée par l’enfant, est présenté tout au long de la journée. Cette dernière rythmera les heures de présence des enfants par de nombreux passages. Ce fil rouge pouvant être tour à tour, le plateau train en bois, le plateau « ville », table d’activité dessin, le meuble cuisine pour enfants ou autres…

(nous avons peut être oublié d’expliquer que nous nourrissons une réelle passion pour les jouets et les jeux de tout ordre, passion que nous essayons de transmettre aux enfants ! et au delà de cette passion, fabriquer leurs jouets et le matériel leur étant destiné est également notre obi, de ce fait, quand nous ne sommes pas au contact direct des enfants, quelque part nous sommes encore avec eux par la pensée….)

LE JEU :P1030972

Le jeu : « L’enfant aborde le monde par le jeu », « Le jeu, c’est la vie de l’enfant ! » Tel est le credo de Jean Epstein, psychosociologue et spécialiste du jeu. Selon lui, le jeu permet non seulement le développement individuel (psycho-moteur-sensoriel) de l’enfant, mais aussi son développement familial et social.

Le jeu est la principale occupation de l’enfant, c’est un facteur de développement essentiel pour lui.

 

Le jeu lui permet :

– éveiller ses sens (le toucher, la vue, l’odorat, l’ouïe, le goût),

– construire sa personnalité,

– développer ses capacités motrices (coordination des mouvements et de l’équilibre),

– développer l’imaginaire,

– découvrir son corps, son environnement …).

L’enfant éprouve du plaisir à jouer. C’est un signe de bien être et une source d’échange entre l’adulte et les autres enfants.

Il s’exprime par le jeu en traduisant ses joies, ses colères, ses peurs, son désir de puissance. Le jeu lui permettra de revivre, de comprendre et expérimenter des situations nouvelles vécues et subies…

Pour permettre à l’enfant de s’épanouir au travers du jeu, nous faisons en sorte que ce dernier soit :

– diversifié et adaptés à l’enfant,

–  sécurisé et sécurisant,

–  permettant de se mouvoir librement et sans entrave

–  permettant de jouer de façon autonome ou en groupe (socialisation),

–  adapté au développement des l’enfants accueillis simultanément ou individuellement.

Les activités proposées :

Pour le bébé
:

Nous organisons un coin jeu dans la maison, où il pourra jouer sur un tapis d’éveil –nous vairons les supports-, avec des jouets à disposition et à porter de mains, aux couleurs variées, dont les formes et matières stimuleront son éveil.

Il découvrira allongé sur le dos ces jeux qui évolueront avec sa capacité motrice.

 

Pour le plus grands
:

Nous organisons différentes activités  qui leurs permettront de comprendre et maîtriser les jouets mais aussi de se socialiser :

• jeux de manipulation : pâte à modeler, pâte à sel, farine, sable, jeu de transvasement…

• jeux symboliques : les marionnettes, les poupées, la maison de poupée,  les déguisements (un simple sac de chiffons de toutes les couleurs fait l’affaire !)…

Ces jeux permettent à l’enfant de jouer avec ses peurs et d’apprendre à les gérer. Ils offrent à l’enfant de transposer ses sentiments (négatifs comme positifs) sur les jouets et de revivre des situations difficiles à assimiler sur le coup.

• jeux d’imitation : jardinage, ménage, bricolage, les voitures, plateau trains en bois, plateau ville, cuisine pour enfants… « c’est faire comme », l’enfant va imiter l’adulte.

• jeux éducatifs : jeux d’emboitements, Légos, Kapla, loto, domino, puzzle, plicots…

• activités motrices.

. Aussi, et toujours selon Jean Epstein , le jeu doit-il remplir, de façon équilibrée, quatre grandes fonctions :

– le « faire jouer » : l’adulte impose à l’enfant les règles du jeu, les règles d’une partie de cache-cache par exemple …

– le « donner à jouer » : l’adulte se contente de donner à l’enfant les « outils » (une feuille de dessin et des crayons) nécessaires à l’organisation de son jeu ;

– le « laisser jouer » : l’adulte n’impose rien à l’enfant qui est laissé « maître » de son jeu : c’est « l’apprentissage » de la liberté ;

– le « jouer avec » : l’adulte joue avec l’enfant, un moment de partage que le parent doit vivre -absolument- avec plaisir !

– Jean Epstein insiste bien sur l’importance du « laisser jouer » : il n’est pas nécessaire de vouloir à tout prix « occuper » l’enfant , comme c’est si souvent le cas dans notre société, en lui trouvant mille et une activités. Au contraire, il est essentiel que l’enfant fasse aussi l’apprentissage de la solitude et de l’ennui. D’ailleurs, un emploi du temps de ministre serait l’une des causes d’agressivité chez ce dernier.

Quoiqu’il en soit, le rythme donné à la journée sera toujours fonction des nécessités imposées pour l’accueil du plus petit des enfants présents ce jour là (sieste le matin, niveau de motricité…)

 

ACQUISITION DU LANGAGE

P1030883Les MOTS :

Une fois de plus, nous ne nous m’enfermons pas dans un quelconque carcan. Le matériel : des imagiers, ceux de chez Larousse que tout le monde connait, les verbes – les noms- les adjectifs, celui du père castor et d’autres, voire des fiches plastifiées que nous avons confectionnées à cet effet pour répondre encore mieux à notre besoin.

Nous avons beaucoup de plaisir à travailler avec ces supports, c’est à notre avis l’outil idéal pour aborder les prémices du langage avec les plus petits, voire conforter les plus grands (il y en a pour tous les âges).

Prenant en considération la réaction marquée des enfants, chaque image, chaque mot pourront devenir le prétexte, l’alibi d’une activité complète…

Ainsi déchirer permettra quelques minutes plus tard de faire tomber du ciel une pluie de confettis, mélanger sera l’occasion idéal d’expérimenter le travail de la farine, des œufs, du beurre, du sucre…. bref faire un gâteau !, déborder et un mot que les enfants adorent expérimenter, surtout quand on fait un petit jeu d’eau pour le mettre en application, un petit plateau, des ustensiles de dinettes, une petite éponge, une carafe et un verre et c’est parti !.., monter/descendre apprendre à monter seul l’escalier en toute sécurité (nous sommes juste derrière !, et puis si un jour l’enfant se retrouvait seul dans un escalier, il aurait les bons réflexes…), ou proposer un parcours de motricité dans la salle à manger un jour de pluie, ou l’on marchera sur des chaises plus ou moins hautes, passera sous la table basse… construire sera inévitablement associé aux légos©, aux caplas© et autres jeux similaires, bouton, fermeture éclaire, pression, scratch… vont bien sûr nous conduire directement vers les tableaux d’habillage Montessori, différents cadres prévus pour se familiariser avec tous ces éléments rencontrés sur les vêtements, et ainsi de suite !

très vite ce type d’activité sera ancré dans l’esprit des enfant sous le vocable : « on fait des mots  »…

Le terme « mot » aura alors pour eux une résonnance quasi magique ! Quelle meilleure approche pourrait-on avoir pour augmenter le vocabulaire de l’enfant, donc d’optimiser son plaisir d’écouter des histoires, plaisir qui lui ouvrira quelques années plus tard les portes du monde de la lecture et des livres !
Bon c’est vrai parfois nous « pipons » un peu les dès en nous arrangeant pour tomber sur le mot dont nous avons envie de nous servir pour l’activité du jour ! bien sur, l’idée dans cette partie de la journée, c’est l’acquisition du langage, aussi durant ce temps, nous utilisons le vocabulaire le plus précis possible, ainsi que tous les mots associés à l’image sur laquelle l’on vient de s’arrêter.

Exemple : la porte :
→ ouvrir – fermer – clef – chaleur – froid – sécurité- etc…
. Bien sur il y a 3 types de mot sur lesquels le « jeu » s’établira : le verbe désignant l’action, le mot pour l’objet, l’adjectif pour la qualification de l’objet

Durant la journée, hormis les limites liées à la vie courante, nous n’impose jamais rien aux enfants, s’ils n’ont pas envie, nous n’insistons pas, si toutefois nous avons un regret sur cet état de fait,  nous ne nous en prenons qu’à nous-même de n’avoir su être suffisamment enthousiaste et convainquant lors de la présentation de l’idée… on reviendra à un autre moment en cherchant comment nous’y prendre différemment.

Les LIVRES :  P1040682

Pas une journée ne se déroulera sans un moment « privilégié » consacré aux livres. Dans l’heure dévolue à l’acquisition  du langage, les livres constituent un incontournable.

Bien sûr, l’histoire précédant la sieste constitue un rituel ! mais elle sera tout autant appréciée en fin de journée, juste avant l’heure des « mamans » ou des papas d’ailleurs !.

Le livre, c’est un moment pour l’enfant de pur plaisir, il va le « poser » dans un moment ou il commence à « partir dans tous les sens ».

Les enfants se construisent dans les différences ; ces dernières les aident à grandir. Les histoires comptées dans les livres répondent à ce besoin. Le livre constitue un élément primordial pour aborder par des voies directes ou détournées les grands thèmes de la vie :

– la vie, la mort, omniprésente lorsque l’enfant travers la phase d’Oedipe,

– les terreurs nocturnes,

– la permanence de l’objet, de la personne, d’une situation…. si l’enfant adore qu’on lui relise tout le temps la même histoire, c’est que malgré le temps qui passe et le fait que le livre ne sera plus ouvert entre les 2 séances, lorsque que l’on relit à nouveau cette histoire, coquin de sort, elle  se déroule et se finit à nouveau comme les fois précédentes !

– le livre prépare l’enfant à rencontrer des épreuves, des situations imprévues, de faire des associations d’idées.

– le livre prépare l’enfant à la capacité de jouer, en se référant aux rebondissements qu’il va y rencontrer, et qu’il pourra s’amuser à revivre plus tard lors du jeu,

– le livre est à l’échelle de la vie, il a un début, un déroulement et une fin

Le livre laisse une vision subjective de l’histoire racontée ! Le support écrit ou l’image peuvent y être absent, L’enfant façonne le récit à son idée, par exemple, lorsqu’on lit une bande dessinée, on attribue au héros un timbre de voix particulier… d’où l’importance pour le lecteur de ne pas trop influencer son auditoire en rajoutant trop de détailles non vitaux ! Laisser l’enfant dans le rêve ! on le sait tous, l’histoire préférée peut être lue un nombre de fois innombrable, outre l’aspect lié à la permanence du récit évoqué plus haut, chacune des nouvelles lectures enrichira la perception et la compréhension de l’histoire par l’enfant ; de ce fait, ne jamais le priver de ce plaisir ! (depuis le début de mon activité (Mr MAGNIER), j’ai pu raconter certaines histoires –le petit ours qui ne pouvait pas dormir entre autres- plusieurs centaines de fois…. ‘et ce n’est pas fini !

Même si le livre peut présenter un caractère pédagogique, il ne faut pas abuser de cet aspect. En effet, il faut absolument éviter de s’appuyer sur une histoire pour partir dans une étude de texte, du style : « – alors, raconte moi ce que tu as compris ? ». il est à peu prés certain que notre faculté de «compteur » ne sera plus sollicitée !

 

Autre point également fondé sur notre expérience, nous évitons de « forcer » un enfant à assister à une lecture… à titre d’exemple. Contrairement aux idées reçues, il n’y pas de lectures spécifiques pour un âge plutôt qu’un autre, un livre théoriquement prévu pour être lu à 2 ans pourra tout autant être utilisé jusqu’à 6 ans et plus et inversement, il ne faut pas attendre des « progrès » pour aborder un nouvel ouvrage, la finalité étant avant tout le potentiel de plaisir que l’on peut apporter à l’enfant en le lui racontant. Ce n’est pas grave si l’enfant ne comprend pas tout de suite le contenu de l’histoire, là n’est pas l’idée principale.

les balades :WP_20150513_015

S’il est bien une activité qui permet de démarquer avantageusement le mode d’accueil « assistant maternel », de celui « accueil collectif –crèche- », c’est bien l’aspect sortie extérieure avec les enfants. En ce qui nous concerne, dés lors que le temps le permet nous sortons. Avec l’expérience nous avons pu nous apercevoir que ce petit moment était très bénéfique aux enfants, il permet de les détendre et de réaliser une coupure dans la matinée. En accord avec l’âge des enfants concernés, Nous mettons tout en œuvre pour que ce moment soit le plus ludique possible.

Pour les plus grand tout commence avec une première interaction avec le jeu, il faut s’habiller, et comme on a rencontré, dans les « MOTS » des éléments vestimentaires qui ont conduit les enfants à manipuler des boutons, fermetures éclaires et autres pressions ou scratchs en tout genre, facile de passer du jeu à la réalité ! Bon bien sûr on aide !

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S’il n’est pas beaucoup de possibilités envisageables pour les plus petits, les plus grands seront souvent tentés par les balades en draisiennes. J’en ai fabriqué 2 (Mr MAGNIER) pour leur plaisir, une moto (inspirée d’un album de tintin), et une mobylette. Une troisième draisienne « solex » est actuellement en gestation !.WP_20150211_019 Habitant à la campagne, il est évident que les balades auront souvent une forte connotation écologique ; on est très copain avec les poules de Christophe, les ânes et les chevaux du voisinage à qui nous rendons très souvent visite. On va assez souvent aussi dans la prairie derrière la maison regarder les papillons, coccinelles, sauterelles et autres insectes que les enfants font fuir devant eux en courant dans l’herbe de la prairie. Mais voila, l’ écologique à ses limites, accueillant beaucoup des garçons, il n’y a pas de plus grand plaisir pour eux que de regarder une pelleteuse pelleter, un tracteur tracter, une grue léviter… alors bon on va voir le chantier du coin, chantier qui alimentera leurs jeux de l’après midi avec les playmobiles…

Nous n’avons pas encore fait de laïus sur le bien fait des limites, c’est peut être le moment… une balade est un moment de plaisir, mais aussi un moment à haut risque pour l’assistant maternel, surtout si les enfants sont en draisienne. Pour ces balades, les limites sont clairement posées et leurs rappels redonnés autant que nécessaires, toujours à voix posée, sans crier, mais fermement. Ainsi les enfants marcheront au coté de la poussette ou de le charrette en tenant le « fil ». La technique du fil est formidable, dés tout petit, les enfants marchent en tenant une grosse perle attachée à un foulard ou un fil, lui-même attaché à la poussette. Ce dispositif donne juste le rythme à suivre et offre un sentiment de liberté et de sécurité à l’enfant qui est libre dans une certaine mesure de ses mouvements…. Depuis le début de mon activité (Mr MAGNIER), je n’ai pas connu d’enfant réfractaire à cette technique. Fort de l’apprentissage du respect des consignes et des limites, plus tard, quand les plus petits auront  un peu grandi, le passage aux draisiennes se fera tout seul en ne posera pas plus de difficulté. Sur une simple consigne l’enfant restera à proximité de la poussette en toute sécurité.

Il en est des balades comme du reste des activités, le facteur limitant est toujours le plus petit des enfants accueillis ce jour là, WP_20150323_003le respect de son rythme et de ses possibilités motrices. S’il ne marche pas il sera couché ou assis dans l’une des poussettes (1, 2 ou 3 places suivant le besoin), s’il ne marche pas suffisamment pour une balade, on utilisera la charrette permettant de fractionner la balade.  Les autres marcheront en tenant le fil, ou feront de la draisienne s’il le souhaitent, le casque visé sur la tête. Si le hasard fait que ce jour là il y ait peu d’enfants accueillis, la balade pourra prendre bien d’autres formes, on pourra sortir le vélo, y atteler la remorque-enfants, y attacher une draisienne dessus et on y ira se faire plaisir au bois du parc ou les enfants adoreront dévaler les petits talus !, voire même monter sur le tracteur de notre amie ostréicultrice et aller marcher sur la plage, ou ramasser des coquillages à la pointe de la fumée…. (Possibilités infinies….). Les seules limites de cette activité sont celles que nous nous  m’imposons et relatives à la sécurité des enfants confiés, leur capacité physique et le temps imparti !

 

LE DEJEUNER :

WP_20151023_004Nous avons choisi de en pas confectionner les repas des enfants, nous  préférons infiniment utiliser le temps que nous  pourrions consacrer à cette tache, aux enfants. Cela ne m’empêche pas de réaliser très souvent avec eux, sous forme d’atelier cuisine, différents mets que l’on prendra beaucoup de plaisir à déguster ensemble, parmi ceux-ci figurent les pâtes fraiches maison, soupes de toutes sortes (on va acheter les légumes ensemble au super u du coin,   même si aux dernières nouvelles ce ne serait pas bien !), les gâteaux cakes et autres biscuits…

La encore, l’apprentissage de l’autonomie est au rendez vous. Dés lors que les enfants est en mesure de se tenir assis suffisamment longtemps, nous le  descendons de sa chaise haute et l’installons sur la table basse avec les copains. Bon pour les premiers repas, âmes sensibles s’abstenir, mais il y a un début à tout ! … au fil des mois et des repas, les enfants deviendront de plus en plus sûrs d’eux et le geste plus précis. La encore, pour les plus grands ( 2 ans 1/2 – 3 ans), toujours à travers le jeu et les bien fait du mot « déborder » grâce auquel les enfants auront pu expérimenter sans risque, le fait de prendre une carafe et d’en verser une partie du contenu dans un verre ou différents contenants, sans que cela déborde, nous seront d’une grande aide. Ainsi, les enfants se comporteront en « grand » et le deviendront !

Le verre renversé sur la table n’est jamais pénalisée, l’expérience n’est-elle pas la sommes de toutes les erreurs!. très tôt à la maison, les verres sont de vrai verres ! ça tombe, ça casse… ce n’est pas la faute de l’enfant, au plus un défaut de vigilance de notre part !

Durant les repas, comme durant toute la journée, on apprend les codes de la vie en société. Par définition aucun enfant n’aura un repas identique, cela ne pose aucun problème, les enfants acceptent parfaitement cette diversité.

Le repas est un moment de convivialité et de plaisir, nous mettons tout en œuvre pour qu’il le soit et le reste. Souvent (dans la mesure où il n’y a pas trop de petits à qui il faut donner à manger) nous prenons le repas avec eux.

 

Sieste :

P1050558Pour les bébés ce sera dans des pièces du haut,ou ils seront seuls, ou au maximum à 2. Certains ont besoin de pleurer un peu avant de s’endormir.

Les grands dormiront systématiquement ensemble dans la partie « sieste » de l’extension. Les cloisons mobiles sont tirées, les ouvertures occultées… la pénombre y est douce  et cela se passe très bien. D’un premier abord, la perspective de faire dormir des enfants dés 12/14 mois ensemble peut surprendre, mais dans les crèches où j’ai pu apprendre les bases de ce métier (MR MAGNIER), les dortoirs sont prévus parfois prévus pour une vingtaine d’enfants simultanément, alors 5 enfants qui dorment dans la même chambre, on n’est pas dans l’exploit !

Toute la difficulté réside dans l’endormissement…. Très simple, je reste avec eux une dizaine de minutes, c’est alors le rituel des histoires… les enfants  adorent  celle de l’ours qui n’arrive pas à dormir, il faudrait la raconter à chaque fois !, Pierre et le loup fait aussi partie du hit parade… Le nombre d’histoires racontées est limité à 3, la dernière sera systématiquement une histoire sans image, c’est le rythme et la musicalité des mots qui opérera… parfois je (MR MAGNIER) leur lis même du Préver !

S’ils ne dorment pas encore à ce moment, on reste encore un peu avec eux….

Durant la sieste des enfants, une fois la maison remise en état, nous pourrons disposer de quelques heurP1050655es que nous mettrons à profit pour gérer l’administratif de notre activité, voire se reposer tout simplement

Réveil échelonné des enfants, les petits se réveillent souvent plus tôt.  L’idée est que le premier éveillé ne réveille pas les autres.

Jeux calmes en attendant que les copains aient fini la sieste et soient prêts. C’est souvent un moment privilégié où nous serons seul avec un enfant, totalement à son écoute.

 

Le Gouter :

A l’instar du déjeuner, le goûter est moment de plaisir, souvent je leur joue de la flûte, chante des petites comptines, bref plein de petites choses dans ce style… à ce rythme, cette petite collation pourra durée 45 minutes…

 

La fin de journée

La journée se termine, les activités de fin de journée seront surtout du type « faire jouer » – « jouer avec » tout en évitant que les enfants, dans cette fin de journée, ne monte en « pression ».

nos activités de prédilection dans ce laps de temps, seront :

– le sac doudou/comptines : un sac en toile contient une cinquantaine de peluches, chaque peluche correspond à une comptine, chaque enfant à tour de rôle tire une peluche, la peluche en main, nous leur chantons la comptine correspondant … exemple l’escargot en peluche → pe-tit es-car-got por-te sur son dos, sa mai-so-nette…..

– les jeux en bois : dominos, lotos, mémory, capla….

_ activités montessori,

– Table d’activité : dessins, peinture…

– Jeu de manipulation : pâte à modeler, pâte à sel…

– Petit jeu de société : l’âne qui se cabre, le jeu du dormeur, jeu de l’oie, petit chevaux..

– Caisse mWP_20150623_015usicale : il s’agit d’une caisse contenant différents objet, percussion, instrument à vent, guitare… souvent dans ces moments là, je joue avec eux de la flute traversière !

– La caisse des supers héros pour les plus grands : il s’agit d’une grosse caisse toute noir à l’effigie de Batman, contenant différents véhicules glanés dans les vides greniers de la région, ainsi que les super-héros conducteurs…

– Le château et les papos : il s’agit (à l’échelle de l’enfant), d’un énorme château confectionné avec eux au départ, constitué de feuille de carton collées les une sur les autres et découpées, puis peint. Les papos sont les figurines allant avec… cette activité est indissociables des histoires du « compte du château ».

– Jeux dehors : toboggan, balançoire, jeu d’eau, jardinage seront alors au programme.

 

 

fin d’accueil

– Les histoires :

Voila la journée touche à sa fin, il faut maintenant « poser » les enfants avant l’arrivée des parents. C’est le moment idéal pour entamer un série d’histoires, au grés de l’envie des enfants… nous n’imposons jamais ce moment, il suffit d’un enfant intéressé pour que rapidement les autres, occupés ailleurs, viennent nous rejoindre, c’est limite magique !

 

– Le retour des parents :

Après une journée aussi complète, il serait vraiment dommage de ne pas valorisé tout ce travail et de garder secret tous ces moments partagés avec l’enfant. Aussi, sans en rajouter, nous relatons aussi fidèlement que possible, sa journée, n’oubliant aucunes anecdotes… pour cela tout au long de la journée, en fonction de nos disponibilités nous  remplissons  le cahier de liaison qui nous ’aidera, le cas échéant, à ne rien oublier.

Ainsi s’écoule les heures et les jours. Dans une douce quiétude.

 

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pinpon pinpon la maison qui bruuuuule….

voila le camion…. bon j’ai un peu fait de découpage et de collage avec le grand frère de l’un de mes artistes ![gallery columns="2"]

 

 

 

 


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les artistes peintres

et voila, c’est beau hein ![gallery columns="2"]


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